Chaque mois, c’est la même histoire. On commence à manquer de superlatifs, et même de synonymes pour décrire la situation. Cette fois encore, les syndicalistes ont encore frappé ! Le TEC annonce une grève à durée indéterminée, tandis que sur le rail, c’est le grand blocage du lundi 26 au vendredi 30. Le résultat est toujours le même : des transports à l’arrêt et des centaines de milliers de citoyens pénalisés.
Ce cirque est devenu insupportable.
Car soyons honnêtes :Ce ne sont jamais ceux qui décident de la grève qui en subissent les conséquences. Ce sont les travailleurs qui doivent se rendre au travail, les étudiants qui tentent d’aller en cours, les familles qui s’organisent tant bien que mal. Pendant que certains bloquent, d’autres subissent.
Derrière le discours social bien rodé, une réalité dérangeante apparaît : ces grèves ne défendent pas l’intérêt général, mais des privilèges statutaires devenus intouchables. Une minorité se bat pour préserver un système hérité d’un autre temps, où certains bénéficient de garanties que le reste de la population n’aura jamais. Une forme de lutte soi-disant menée au nom de tous… mais au bénéfice de quelques-uns.
Qu’on soit clair : bloquer un pays n’est pas une démarche démocratique. Ce n’est ni du dialogue ni du compromis, c’est du chantage. Une stratégie brutale qui consiste à imposer sa volonté en paralysant la vie quotidienne, sans se soucier des conséquences économiques et sociales.
Il est temps de remettre les choses à l’endroit : les citoyens passent avant les passe-droits d’une poignée de dirigeants syndicaux qui, ces derniers temps, à l’image de Selena Carbonero, n’ont brillé ni par responsabilité, ni par élégance…