Les Jeunes MR sont profondément scandalisés par les faits récemment révélés à la STIB, où des conducteurs de métro ont classé leurs collègues féminines selon des critères sexuels dans un groupe WhatsApp privé. Ces comportements sont graves, inacceptables et contraires à nos valeurs.
Dans les métiers dits “d’hommes”, les femmes subissent déjà suffisamment de stigmatisation et d’inégalités. Il est inadmissible qu’elles doivent aller travailler en craignant d’être jugées ou évaluées sur leur apparence physique. La sphère professionnelle doit rester un espace d’égalité et de sécurité, où chacun est jugé sur ses compétences et son engagement et non sur son genre ou son physique.
Ces faits sont non seulement moralement condamnables mais aussi illégaux. Ils peuvent entraîner des sanctions allant de mesures disciplinaires internes jusqu’au licenciement. La STIB a annoncé l’ouverture de procédures et des sanctions à l’encontre des personnes concernées, mais celles-ci doivent être claires, exemplaires et accompagnées de mesures concrètes de prévention. À ce stade, les réponses apportées restent insuffisantes.
Tolérer de tels comportements revient à banaliser le sexisme ordinaire et à instaurer un climat hostile qui décourage les femmes de rejoindre ou de rester dans ces professions. Le respect de la dignité des femmes est un droit fondamental et ne peut être ni minimisé ni relativisé.
Nous affirmons avec force que le respect de la dignité des femmes est un droit acquis constitutionnel et ne devrait pas être moqué ni minimisé. Les entreprises et institutions ont l’obligation de protéger leurs employées et de sanctionner sévèrement ceux qui ne respectent pas ces valeurs fondamentales.