Ryanair ne bluffe plus. La première compagnie aérienne du pays va supprimer plus de deux millions de sièges passagers à Charleroi et Zaventem d’ici 2027. Derrière ces chiffres, il y a une réalité brutale que certains refusent d’assumer : des taxes idéologiques tuent l’activité, la croissance et l’emploi.
Depuis des mois, la Belgique empile les prélèvements sur le transport aérien. Taxe communale à Charleroi, hausse de la taxe d’embarquement fédérale, augmentation progressive sur les vols courts et moyens courriers. Résultat : Ryanair réduit ses fréquences, retire cinq avions, supprime des liaisons et menace directement 1.100 emplois à Charleroi. Tout cela pendant que d’autres pays européens baissent leur fiscalité pour attirer le trafic, les investissements et les emplois.
Face à cette réalité, le socialiste Thomas Dermine et bourgmestre de Charleroi assure que la taxe communale de 3 euros « ne vise pas les compagnies aériennes, mais l’aéroport ». Une pirouette politique qui ne trompe personne. Car peu importe le canal, ce sont les passagers et les compagnies qui paient. Et Ryanair l’a très bien compris. Dire que l’aéroport peut « absorber » la taxe sans impact relève soit de l’aveuglement, soit du mépris pour la réalité économique.
Le PDG de Ryanair l’a rappelé sans détour : le transport aérien est mobile. Quand un pays surtaxe, les avions partent ailleurs comme en Suède, en Italie, en Hongrie ou en Albanie. La Belgique, elle, reste avec ses taxes… et ses pertes d’emplois.
Voilà le résultat concret d’une gauche qui préfère punir plutôt que faire croître, taxer plutôt qu’attirer, moraliser plutôt que gouverner.
Ce dossier illustre une fois de plus l’échec d’une vision anti-libérale obsédée par l’impôt, incapable de comprendre que la compétitivité n’est pas un gros mot, mais une condition essentielle de la prospérité. À force de vouloir faire payer “les entreprises”, ce sont les travailleurs, les régions et l’économie locale qui encaissent.
Taxer jusqu’à faire fuir n’est pas une politique, c’est une faute. Nous défendons un modèle libéral responsable, qui protège l’emploi, encourage l’investissement et refuse de sacrifier des milliers de travailleurs sur l’autel de l’idéologie fiscale. La Belgique n’a pas besoin de nouvelles taxes. Elle a besoin de courage politique !