Une polémique est apparue en Wallonie à propos de la révision du code du bien-être animal. L’association de défense des animaux GAIA a accusé le gouvernement wallon de vouloir rouvrir la porte aux delphinariums, c’est-à-dire à la détention de dauphins en captivité. Selon l’association, la réforme pourrait permettre d’accueillir des cétacés en Wallonie et représenterait donc un recul important en matière de protection animale. Pour dénoncer cette situation, l’organisation a lancé une campagne de communication ainsi qu’une pétition afin de mobiliser l’opinion publique.
Face à ces accusations, le ministre-président wallon Adrien Dolimont a fermement démenti ces affirmations. Il affirme que le projet de réforme ne prévoit aucune réautorisation des delphinariums. Selon lui, la priorité du nouveau code est plutôt de renforcer l’efficacité des sanctions contre la maltraitance animale et de mieux lutter contre les récidives. L’objectif est donc d’améliorer concrètement la protection des animaux tout en mettant en place des règles plus claires et applicables.
Cependant, le gouvernement estime qu’il est nécessaire d’aborder la question de manière pragmatique. En effet, la fermeture progressive de plusieurs delphinariums en Europe pose la question du devenir des animaux qui y vivent. Beaucoup de ces dauphins sont nés en captivité et ne pourraient pas survivre s’ils étaient relâchés dans la nature. Dans ce contexte, une réflexion pourrait être menée sur la création éventuelle de centres d’accueil ou de recherche pour ces animaux, sans spectacles ni exploitation commerciale.
La position défendue par Adrien Dolimont s’inscrit donc dans une approche à la fois responsable et réaliste. Il s’agit de garantir le bien-être animal tout en évitant les discours simplistes. Plutôt que d’interdire sans réfléchir aux conséquences, l’idée est de trouver des solutions concrètes pour les animaux déjà dépendants de l’être humain, en s’appuyant sur la science, la responsabilité et le bon sens.