Le mouvement de défense des consommateurs « Stop Killing Games » lancé par Ross Scott a rencontré un obstacle à Bruxelles le 16 juin.
En 2023, les serveurs du jeu Ubisoft The Crew ont fermé. Le jeu nécessitant une connexion internet y compris dans son mode solo, cela a rendu le jeu injouable. La question s’est alors posée de la jouabilité des jeux à long terme.
En effet, lorsqu’on achète un jeu sur une plateforme en ligne, on n’achète plus le jeu mais une licence pour y jouer. Cette licence est, sous certaine conditions, révocable. De plus, un jeu en multijoueur dépend de la présence de serveurs et d’un support assurés par l’éditeur et le développeur du jeu. Quand ce support s’arrête, la jouabilité du jeu s’arrête aussi. Néanmoins les plateformes et les éditeurs ne parlent jamais de location d’un jeu mais bien d’un achat et ne diffusent jamais une potentielle date d’expiration d’un jeu.
Le mouvement « Stop Killing Games » s’est alors constitué autour de la revendication de maintenir un état fonctionnel des jeux, même après leur fermeture. Cela peut se faire avec la mise en place d’un mode hors ligne ou par des serveurs privés hébergés par la communauté.
Le mouvement a alors lancé des pétitions dans le monde entier. L’une d’entre elle, adressée au Parlement Européen, a recueilli 1.29 million de signatures. C’est à cette pétition que la Commission a répondu par la négative cette semaine. Celle-ci estime que les demande de la pétition va à l’encontre du droit à la propriété intellectuelle européen, celui-ci garantissant aux titulaires des droits (éditeurs & développeurs) les droits exclusifs sur leur création.
Elle indique néanmoins vouloir concerter les acteurs vidéoludiques pour établir un code de conduite sectoriel sur la gestion de la “fin de vie” des jeux.
Cette réponse en demi-teinte ne satisfait pas les acteurs du mouvement, avec Que Choisir qui considère que c’est une mesure insuffisante.
Pour les Jeunes MR, le fait qu’un commerce soit digitalisé ne le dispense pas de faire preuve de transparence vis-à-vis du consommateur et ne devrait pas empêcher le consommateur de profiter pleinement du produit de son achat.
Lien vers l’article : https://www.bfmtv.com/tech/gaming/fin-de-partie-pour-stop-killing-games-l-union-europeenne-dit-non-a-une-evolution-de-la-loi-qui-aurait-permis-de-mieux-proteger-les-joueurs-et-les-jeux-video-menaces-de-disparition_AD-202606170544.html