Depuis 2012, le taux de natalité a diminué de 20 % en Fédération Wallonie Bruxelles. Cette baisse commence à se faire sentir dans les écoles, mais elle a aussi un impact sur les finances de la Fédération. Une partie de son financement dépend en effet du nombre d’enfants scolarisés.
D’après Nicolas Nerinckx, chercheur en finances publiques à l’Université de Namur, les recettes pourraient diminuer de 80 millions d’euros d’ici 2029. Dans le même temps, les dépenses ne baisseraient que de 15 à 20 millions d’euros. Dans les scénarios les moins favorables, cela pourrait donc représenter un manque d’environ 60 millions d’euros.
La diminution du nombre d’élèves aura également des conséquences sur l’emploi dans l’enseignement. Les projections parlent de près de 2 500 enseignants en moins d’ici 2029. Ces chiffres restent toutefois à nuancer, puisqu’ils ont été établis avant les dernières réformes de l’enseignement.
Avec moins d’élèves, les besoins en infrastructures, en personnel et en financement vont eux aussi évoluer. La dénatalité n’est ainsi plus seulement une question démographique. Elle devient aussi une question budgétaire et d’organisation pour la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Lien vers l’article de presse : https://www.rtbf.be/article/denatalite-dans-la-federation-wallonie-bruxelles-moins-d-eleves-c-est-moins-de-professeurs-11791384?fbclid=IwY2xjawUq6YZleHRuA2FlbQIxMQBwZG9mBXNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR43eVPiOJJSfUsE0ydah1UDA3yEbrLx8QdM-v0L9kY0hRjn7xYPVqwOZnO9qg_aem_uzfNlMKa18rKNPmHHwC9RQ