La décision récente de la Cour du Travail de Liège confirme que la commune d’Ans peut interdire le port du voile au sein de son administration. Cette décision, qui pourrait faire jurisprudence en Europe, rappelle une évidence trop souvent contestée : la neutralité dans les services publics est légitime. À Ans, commune dirigée par le bourgmestre socialiste Grégory Philippin, ce choix a ravivé un débat que certains aiment instrumentaliser depuis trop longtemps.
La situation à Bruxelles illustre les dérives possibles lorsque le cadre constitutionnel n’est pas respecté. À Anderlecht, le conseil communal a approuvé fin 2023 un texte autorisant le port de signes convictionnels, dont le voile, pour le personnel de l’administration, tandis qu’à Molenbeek, la Conseillère communale socialiste, Saliha Raïss, avait déclaré que ceux qui ne veulent pas voir des femmes portant le voile « peuvent aller ailleurs ». Ces exemples montrent que le port du voile dans l’administration ne devrait pas être une question laissée à la décision des communes, mais relève de l’application du principe constitutionnel. Juger la neutralité selon l’opinion d’un conseil communal menace l’égalité et l’impartialité des services publics et va à l’encontre de la Constitution, qui impose aux agents publics de rester neutres dans l’exercice de leurs fonctions.
Pour les Jeunes MR, la neutralité de l’État n’est pas une option politique mais un principe fondamental de toute démocratie libérale. Elle impose aux agents publics de s’abstenir de toute manifestation de convictions politiques, philosophiques ou religieuses dans l’exercice de leurs fonctions. Cette exigence garantit l’égalité de traitement des citoyens.
Face aux tentatives répétées de remise en cause de ce principe, souvent pour des raisons électoralistes et communautaristes, les Jeunes MR défendent une neutralité claire et assumée. Celle-ci doit passer par l’interdiction des signes convictionnels ostentatoires pour les agents de l’État et par l’inscription explicite du principe de neutralité dans la Constitution. La neutralité n’est pas un détail bureaucratique, mais elle est le garant que chaque citoyen reçoit le même traitement, indépendamment de ses croyances ou convictions.
Face à des débats souvent idéologiques, la décision de la Cour du Travail de Liège est donc un signal fort ! Le respect de la neutralité est un pilier de notre démocratie, et nous, Jeunes MR, nous nous battrons pour qu’il le reste.
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