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600 jours de blocage : Bruxelles paralysée par l’irresponsabilité politique

La Région bruxelloise a franchi un nouveau cap : plus de 600 jours sans gouvernement de plein exercice. Depuis juin 2024, un exécutif en affaires courantes expédie les urgences pendant que Bruxelles s’enlise. Derrière ce blocage, il n’y a pas une fatalité institutionnelle mais des choix politiques assumés qui pénalisent directement les habitants, les associations, les ASBL et les entrepreneurs.

Dimanche dernier, un collectif citoyen a contraint, sous la pression d’un ras-le-bol populaire, les partis à se réunir autour d’une table pour relancer la formation du gouvernement. La solution proposée est un duo francophone-néerlandophone, chargé de faciliter le dialogue et de trouver des compromis. Une nouvelle fonction, donc, pour relancer des négociations au point mort. Après les formateurs, négociateurs et médiateurs, voici les démineurs. Notons néanmoins le champ d’action de plus en plus restreint que sous-entendent ces titres.

La responsabilité de ce blocage repose aussi sur les Engagés. En refusant de rejoindre leur partenaire de majorité au niveau fédéral, en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, pourtant sorti vainqueur des élections, ils ont fait le choix de tourner le dos à la volonté des Bruxellois. Préférer une coalition des perdants à la cohérence démocratique constitue une trahison politique lourde de conséquences pour la Région.

Pendant ce temps, à Gauche, on se complaît dans un idéologisme de circonstance, disant vouloir bloquer les extrêmes mais pactisant avec le communautarisme, préférant le veto au compromis. La caricature en devient méprisable. La gravité de la situation empêche toute légèreté, quand leur jeunesse refuse même d’entretenir un débat avec les Jeunes MR, au motif que leur matrice bien-pensante assimile l’idéal de liberté à une forme de fascisme.

Pour les Jeunes MR, la position est claire : il faut mettre de côté les vetos, travailler avec tous les partis démocratiques et enfin offrir aux Bruxellois un gouvernement capable d’agir. Cette initiative citoyenne montre que, malgré des mois d’immobilisme, le dialogue constructif est possible et que la démocratie bruxelloise peut se remettre en mouvement.

Aujourd’hui, l’urgence est totale. Bruxelles a besoin d’un gouvernement stable pour relancer son économie et répondre aux attentes des citoyens. À force de blocages et d’exclusions, on en arrive à une situation absurde où, pour certains, le MR devient moins fréquentable que le PTB ou… la Team Fouad Ahidar.

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