La question des drogues dures fait rage depuis un petit temps notamment avec la mise sous protection du Ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, ou encore les débordements connus liés au trafic de drogues à Anvers.
Le débat s’ouvre alors : La Belgique doit-elle se diriger vers une légalisation ou une dépénalisation de la drogue dure ?
Tu trouveras dans cet article des éléments pour qui pourront t’aider à appréhender la question.
Drogues douces VS drogues dures
Il n’existe pas de distinction ou de définition scientifique unique et claire entre drogues douces et drogues dures. De ce fait, chacun en fait sa propre définition.
Cependant, voici un schéma qui permettrait de classer les différentes substances :

Loi du 24 février 1921
En Belgique, la loi qui interdit l’usage de drogues date de 1921.
Cependant, cette loi n’interdit pas l’usage de drogues en tant que tel.
Tous les comportements périphériques sont concernés, notamment la détention de drogues. Sachant qu’il est impossible de consommer sans détenir, on peut considérer que l’usage de drogues est interdit de facto.
Depuis 1921, la loi n’a presque pas changé alors que la société, a fortement évoluée.
Amende
Récemment, Vincent Van Quickenborne, Ministre de la Justice a proposé de faire passer les amendes pour consommation de drogues dures comme la cocaïne à 1000€. Au paravent, celles-ci s’élevaient de 75 à 150€.
L’année passée, plus de 6000 personnes ont reçu une amende. Le Ministre veut également élargir les contrôles sur le territoire.
Décriminalisation VS légalisation
La décriminalisation de l’usage de drogues ne concerne que les comportements liés à l’usage personnel : consommation et détention d’une quantité raisonnable fixée par le législateur, et parfois une autoculture de cannabis limitée. Par conséquent, décriminaliser l’usage ne signifie pas que les drogues seraient en vente libre ou pourraient être consommées n’importe où, n’importe quand et par n’importe qui.
La légalisation, par contre, implique que toutes les activités liées aux drogues, y compris la production et la vente, deviennent légales dans certaines limites. Il faudrait alors un système de réglementation de la production et de la distribution, ainsi qu’éventuellement, selon les cas, un réseau étatique d’entités de production et/ou de distribution, ce qui peut s’avérer relativement complexe.
A l’inverse, la décriminalisation est une mesure législative simple et peu coûteuse (il « suffit » de modifier la loi), mais dont les bénéfices peuvent être considérables.
Sources : Fedito
Position des Jeunes MR sur les drogues « douces »
Les Jeunes MR ont été une des premières jeunesses politiques à demander une légalisation du cannabis en Belgique. Aujourd’hui, les jeunes libéraux continuent d’assumer pleinement cette position même si un vrai blocage persiste dans le milieu politique. Nous nous étions prononcé en faveur de la légalisation de la production, de la vente et de la consommation de cannabis.
Dans les autres pays ?
Confronté à une grave crise de santé publique liée à l’usage de drogues, le Portugal a décriminalisé l’usage de toutes les drogues. Cette mesure a été accompagnée d’une politique de santé publique qui inclut dissuasion, prévention, réduction des risques et soins adaptés.
A l’heure actuelle, 30 pays répartis sur les 5 continents ont décriminalisé l’usage de drogues, à divers degrés et selon divers modèles.
