Le 14 mai 2026, le compte officiel du parti républicain publie fièrement les dernières évolutions du marché boursier. Le S&P 500 (soit les 500 plus grandes corporations américaines qui y sont cotées) atteint de nouveaux sommets en termes de concentration monétaire.
Ces chiffres sont impressionnants et ont connu une augmentation de 80 % sur les cinq seules derni ères années, mais tous les signaux indiquent une nouvelle bulle économique qui pourrait être aussi importante que celles de 1973 et 2008 combinées.
Néanmoins, ils se confrontent directement au déclassement de leur propre population : augmentation de tous les coûts dans la chaîne alimentaire en raison des retombées du détroit d’Ormuz, gel des offres d’emploi avec le perfectionnement de l’IA couplée à la perte d’intérêt d’aller travailler
pour des salaires ne pouvant concurrencer l’inflation.
En Europe, ces fissures commencent à éclater au grand jour alors que 29 % des pensionnés prennent des flexi jobs pour compléter leurs pensions. Alors, comment comprendre ces dissonances entre indicateurs au vert et qualité de vie décroissante ?
1: Les promesses infinie s de l’IA en font l’investissement de premier choix
L’engouement qui a atteint les investisseurs est compréhensible : cette technologie est fondamentalement différente de toutes celles qui les ont précédées. Là où les services de vente en présentiel et nu mérisés pouvaient nous offrir les objets qui étaient statistiquement les plus proches de nos attentes, l’IA dispose de la capacité de se contorsionner à l’infini pour répondre à notre besoin mais aussi à celui de l’entreprise.
Dans cette optique, l’IA ne peut connaître de limitations techniques, car son existence a pour but de les repousser indéfiniment. Si l’IA semble reproduire des erreurs humaines, un réengagement d’ingénieurs informatiques sera temporairement effectué pour perfectionner l’armature et l ’investissement continuera ; si l’IA peut rendre plus performants les salariés par la simple menace que constitue sa présence, alors l’investissement continuera ; si l’IA peut continuer à prouver qu’elle peut s’implanter dans de plus en plus de secteurs, l’investissement.
Nous le comprenons donc, les facteurs boostant l’investissement comparé à ceux qui peuvent le déforcer sont en forte disproportion.
2 : Sa rentabilité ne transparaît pas dans les bénéfices directs à la population.
Si l’investissement coule à flots, est-ce parce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ?
L’ensemble des statistiques tend à pointer que ce n’est pourtant pas le cas. L’IA demande énormément de ressources pour être produite (des milliers de barrettes de RAM et une transformation des écosystèmes autour des data centers), maintenue et surtout alimentée en données.
C’est pour cela que seuls des géants comme Nvidia, Google ou Blackrock détiennent presque l’essentiel de la capitalisation sur le marché, parce qu’ils disposent des fonds pour développer ce secteur émergent. Face à de pareils coûts, seules les entreprises qui fonds pour développer ce secteur émergent. Face à de pareils coûts, seules les entreprises qui ont développé de solides stratégies concernant l’IA peuvent faire le pas en achetant ces ont développé de solides stratégies concernant l’IA peuvent faire le pas en achetant ces services aux Big Seven. services aux Big Seven.
Comment Comment rester à flot ? Disposant du monopole technologique, elles ne peuvent que se rester à flot ? Disposant du monopole technologique, elles ne peuvent que se revendre les technologies entre elles et non à la population moyenne pour renvoyer une revendre les technologies entre elles et non à la population moyenne pour renvoyer une image de croissance. Assez pour qu’aujourd’hui 35 % de leur chiffre d’affaires soit fait grâimage de croissance. Assez pour qu’aujourd’hui 35 % de leur chiffre d’affaires soit fait grâce ce aux achats de leurs concurrents frères.aux achats de leurs concurrents frères.
Comparativement à la bulle d’internet de 2008 où même les plus petites entreprises pouvaient bénéficier de serveurs pour développer leur business, beaucoup ont pu survivre pouvaient bénéficier de serveurs pour développer leur business, beaucoup ont pu survivre car elles avaient créé des modèles pérennes et plus intelligents par rapport à d’autres fondés nés et plus intelligents par rapport à d’autres fondés sur des produits bien matériels . L’IA, jusqu’à présent, reste essentiellement immatérielle et sur des produits bien matériels . L’IA, jusqu’à présent, reste essentiellement immatérielle et son échec boursier pourrait non seulement appauvrir une partie de la population sans qu’elle son échec boursier pourrait non seulement appauvrir une partie de la population sans qu’elle ait pu bénéficier de quoi que ce soit.
3 : Elle nous prouve que la croissance n’est globalement plus un indicateur fiable: Elle nous prouve que la croissance n’est globalement plus un indicateur fiable
Résumons donc les deux éléments abordés ci–dessus : l’investissement concernant l’IA se dessus : l’investissement concernant l’IA se base sur une spéculation de gains futurs liés à l’amélioration des performances fournies d’une part, et ses flux ne proviennent que de ceux qui misent sur cet accroissement car cela part, et ses flux ne proviennent que de ceux qui misent sur cet accroissement car cela remettrait en cause toutes les dépenses qu’ils ont déjà effectuées.
Cela rend tabou des réalités bien perceptibles qui sont celles du pouvoir d’achat (mesuré par le panier de la ménagère qui doit lui aussi être réactualisé , car il n’est plus celui de 1980 !), la ménagère qui doit lui aussi être réactualisé , car il n’est plus celui de 1980 !), de l’accès à la propriété pour les plus jeunes générations ainsi que de la valorisation de la de l’accès à la propriété pour les plus jeunes générations ainsi que de la valorisation de la liberté d’entreprendre parce que l’on aimerait développer quelque chose, de liberté d’entreprendre parce que l’on aimerait développer quelque chose, et non pas pour éviter un marché de l’emploi encombré.
La question n’est plus de se demander si la bulle éclatera mais plutôt quand, et de faire en sorte que nous puissions absorber ses chocs. Cela demande plusieurs considérations :
4 : Et Maintenant ?
La question n’est plus de se demander si la bulle éclatera mais plutôt quand, et de faire en sorte que nous puissions absorber ses chocs. Cela demande plusieurs considérations :
* Identifier les entreprises belges de petite et moyenne taille (PME) ayant développé des modèles autour de l’IA qui soient durables et qui pourront profiter aux plus petites entreprises après l’éclatement de la bulle. Ce que la crise de 2008 a démontré, c’est que la démocratisation du digital ne s’est pas arrêtée mais s’est stabilisée après l’élimination des corporations ayant le moins pensé à long terme leurs ventes L’IA est une technologie dont les effets et l’utilisation resteront, et elle doit être préservée sous une forme locale qui peut bénéficier directement et globalement aux utilisateurs.
*Revaloriser les tiers-lieux et les lieux sans empreinte numérique en restimulant les milieux délaissés par leur non-productivité économique. Un réinvestissement des entreprises dans ces secteurs peut s’effectuer à nouveau pour créer du lien là où il n’y en avait plus.
*Les data centers doivent injecter un pourcentage des profits générés dans la collectivité dans laquelle ils se sont installés afin de pouvoir garantir des droits comme ceux de la non-pollution des eaux et de l’air, mais aussi d’assumer l’augmentation des coûts d’électricité qu’ils pourraient engendrer pour les foyers alentours. La réduction de l’usage des éclairages la nuit doit également être considérée.

Baptiste Wirtz
Délégué Digitalisation, Nouvelles technologies et Intelligence artificielle