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Et si on jugeait les mineurs comme des adultes ?

Le 24 novembre 2022, Jason, 16 ans, est poignardé à mort à la sortie d’un établissement scolaire à Bruxelles par un jeune de 15 ans qui reconnaît les faits. Résultat : 150 heures de prestation éducative et trois semaines en IPPJ. Face à un acte d’une telle gravité, il est difficile de comprendre qu’il faille attendre quatre ans pour un jugement et qu’après une telle attente, la réponse apportée ne semble pas être à la hauteur de ce qui s’est passé.  

La justice des mineurs doit exister. Un jeune doit pouvoir être accompagné, responsabilisé et, lorsque cela est possible, réinséré. Mais cela ne signifie pas que toutes les infractions doivent être traitées de la même manière.

Un vol n’est pas un meurtre. Une dégradation n’est pas un acte qui enlève la vie à une personne. La gravité des faits doit déterminer la décision judiciaire. Lorsqu’un mineur commet un crime aussi grave, l’âge ne peut pas devenir un élément qui efface la responsabilité liée à ses actes.

Face à un meurtre reconnu, une prestation éducative de 150 heures ne peut pas apparaître comme une réponse appropriée. La justice doit disposer d’outils adaptés : placement, encadrement renforcé, suivi électronique ou autres mesures permettant une réelle responsabilisation.

Il est inacceptable qu’une famille doive attendre quatre années avant d’obtenir une décision de justice. Une procédure aussi longue pose également une question essentielle : après autant de temps, le jeune qui a commis les faits n’est plus le même, il a grandi, évolué et peut perdre progressivement la conscience de la gravité de son acte. Une justice efficace doit intervenir dans un délai qui permet encore de responsabiliser réellement l’auteur des faits. 

Chez les Jeunes MR, nous défendons une justice équilibrée et ferme face aux actes les plus graves, mais capable d’accompagner les jeunes lorsque la réinsertion est possible. Les IPPJ doivent rester une mesure d’exception, mais elles doivent pouvoir être utilisées lorsque la gravité des faits l’exige.

La responsabilité doit aussi être collective. La place des parents et de la famille dans l’accompagnement du jeune doit être questionnée. La responsabilisation ne peut pas concerner uniquement le jeune, mais aussi son environnement.

La justice des mineurs doit trouver un équilibre entre fermeté et réinsertion. Aider un jeune ne signifie pas minimiser ses actes. Une société juste est une société capable de donner une seconde chance, mais aussi de protéger les victimes et de reconnaître la gravité des actes commis.

Article : https://drive.google.com/file/d/1ZK3WU59zhVJgYfuEBYYF_9eGjvDazv6U/view?invite=CJ6Fv80N&ts=6a72f399

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