Les résultats de PISA 2025 sont clairs et ne prêtent pas à l’optimisme. En Fédération Wallonie Bruxelles, les élèves continuent de perdre du terrain en mathématiques et en lecture. Depuis 2018, la baisse est particulièrement marquée en mathématiques, tandis que les résultats en sciences restent relativement stables.
Face à ce constat, la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny refuse de minimiser la situation. Pour elle, ces résultats doivent être pris au sérieux et ne peuvent pas devenir une nouvelle référence à la baisse. Plutôt que de se satisfaire d’une position proche de la moyenne, il est important de faire progresser durablement le niveau des élèves.
Ces chiffres ne sont pourtant pas qu’une série de statistiques. Derrière eux, il y a des jeunes qui doivent pouvoir comprendre un texte, résoudre un problème, développer leur esprit critique et se préparer correctement à leur avenir. Une école qui ne permet plus suffisamment à chacun d’acquérir les compétences de base doit se remettre en question.
Il faut toutefois noter des évolutions encourageantes. Les différences de résultats entre les élèves selon leur milieu social ont diminué et le redoublement est aujourd’hui moins fréquent qu’il y a vingt ans. Ces progrès ne doivent cependant pas masquer la baisse persistante en lecture et en mathématiques.
Valérie Glatigny entend justement agir sur ces fondamentaux en lançant, dans les prochains jours, le Test Clé, qui vise à identifier les lacunes des élèves en mathématiques et en lecture, mais aussi à leur proposer un accompagnement adapté.
Le seuil de réussite des prochaines épreuves certificatives externes sera également relevé à 60 %. Une volonté qui traduit une idée simple, l’école doit être plus exigeante tout en donnant aux élèves les moyens de répondre à cette exigence.
L’école doit transmettre des connaissances, mais aussi donner le goût de l’effort, de l’autonomie et de la réussite. Les résultats de PISA constituent un signal d’alerte. Ils doivent surtout encourager à poursuivre les réformes et à remettre l’enseignement francophone sur une trajectoire plus ambitieuse.