Commander des vêtements ou des accessoires sur des plateformes comme Shein ou Temu est devenu une habitude pour beaucoup de consommateurs. Néanmoins, ce mode de consommation soulève la question importante de la concurrence avec nos commerçants belges.
Dès le 1er novembre, les colis expédiés depuis des pays hors de l’Union européenne seront soumis à 2 euros de frais de traitement supplémentaires par catégorie de produits. Ils s’ajouteront aux 3 euros de droits de douane déjà appliqués depuis le 1er juillet aux envois d’une valeur maximale de 150 euros. Les nouveaux frais concerneront également les colis de plus grande valeur.
Concrètement, deux pantalons identiques entraîneront 5 euros de frais. En revanche, un pantalon et une paire de chaussures entraîneront 10 euros de frais, car ils appartiennent à deux catégories différentes. Le calcul se fait donc par catégorie de produits, et non par colis ou par article. L’objectif est de permettre aux douanes de mieux contrôler les marchandises face à l’explosion du commerce en ligne international et de financer les moyens nécessaires à ces contrôles.
Cette mesure concerne aussi nos commerçants belges, qui doivent respecter des normes strictes et supporter les coûts liés à leur activité. Face aux plateformes étrangères, les conditions ne sont pas toujours les mêmes. Il est donc important de veiller à ce que chacun puisse exercer son activité dans un cadre équitable.
Nos commerçants font vivre nos villes et nos communes, créent de l’emploi et contribuent à notre économie. Face à l’évolution du commerce en ligne, il est important de leur donner les moyens de rester compétitifs, tout en préservant le pouvoir d’achat et la liberté de choix des consommateurs.
Lien vers l’article de presse : https://www.rtbf.be/article/colis-venus-de-pays-hors-ue-2-euros-de-frais-supplementaires-des-le-1er-novembre-en-plus-de-la-taxe-de-3-euros-deja-en-vigueur-11807221