Les fusillades liées au trafic de drogue se multiplient à Bruxelles. Cette situation ne peut plus être banalisée. Elle concerne directement la sécurité des habitants, mais aussi de toutes celles et ceux qui fréquentent la capitale.
Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin parle désormais d’une urgence nationale. Des renforts de la réserve fédérale vont être envoyés dans les zones de police bruxelloises et la coopération entre les polices locale et fédérale va être renforcée.
Au niveau bruxellois, le ministre président Boris Dilliès a également annoncé 40 policiers supplémentaires ainsi que 20 caméras mobiles dans les quartiers concernés. Une coordination permanente doit aussi permettre de mieux faire circuler les informations entre la police, la Justice, les communes et la Région.
Ces déclarations vont dans le bon sens, mais leur efficacité se mesurera surtout sur le terrain. Les policiers doivent disposer des moyens nécessaires pour travailler efficacement. Certains postes restent encore vacants, notamment parmi les enquêteurs expérimentés, alors que leur expertise est indispensable pour traiter les dossiers les plus complexes, comme les trafics d’armes ou les réseaux criminels.
D’autres mesures annoncées vont également dans le sens d’une réponse plus ferme. Le renforcement des patrouilles dans les quartiers les plus touchés, l’utilisation de caméras mobiles et la possibilité de mettre en place, lorsque la situation l’exige, des zones à accès restreint ou des couvre feux doivent permettre de mieux sécuriser les endroits les plus exposés.
Le gouvernement fédéral travaille aussi au renforcement de la police judiciaire et à une meilleure utilisation des caméras ANPR.
C’est la combinaison entre présence policière, moyens d’enquête et meilleure coordination qui permettra d’obtenir des résultats positifs.