Ce mardi 20 octobre, les députés polonais ont voté en faveur de deux textes visant à assouplir la législation sur l’avortement, l’une des plus strictes d’Europe.
Le premier texte prévoit de dépénaliser partiellement l’aide à l’avortement. Actuellement, les personnes qui aident une femme à interrompre sa grossesse risquent jusqu’à 3 ans de prison. La proposition, portée par le parti du Premier ministre Donald Tusk et la Gauche, a été adoptée de justesse avec 217 voix pour et 213 contre.
Le second texte vise à rétablir la possibilité d’avorter en cas de graves malformations du fœtus. Cette possibilité avait été supprimée en 2020 par le Tribunal constitutionnel. Avant cette décision, ce motif représentait 98 % des avortements légaux en Pologne.
Ces deux propositions concrétisent une promesse faite par Donald Tusk et ses partenaires avant les élections de 2023. Leur adoption a toutefois été retardée par les désaccords au sein de la coalition gouvernementale. Le président Karol Nawrocki, issu du camp conservateur et soutenu par le parti Droit et Justice, devrait désormais opposer son veto aux deux textes.
Cette situation montre à quel point les débats sur les libertés individuelles peuvent être complexes, même au sein d’une démocratie européenne. Elle rappelle aussi que faire évoluer une législation ne dépend pas uniquement d’un vote au Parlement, mais également des équilibres politiques et institutionnels.
Les prochaines semaines permettront de voir si ces propositions pourront réellement entrer en vigueur.
Lien vers l’article de presse : https://www.rtbf.be/article/en-pologne-les-deputes-votent-pour-assouplir-l-avortement-11804067?fbclid=IwY2xjawVGnCBleHRuA2FlbQMxMDAAcGRvZgVzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEetSBl0Cvx1k399Cpsks9vBHlqWX9PDsfl8lo2aIm066uEU2I0FbLd9SWenMk_aem_-NVExfr4p-7wqojz-bQhFA