Un Mémorandum que de nom ?
La Russie est à nouveau sur le point de violer le Mémorandum de Budapest de 1994, qui assure la sécurité contre les menaces ou l’usage de la force contre l’indépendance territoriale ou politique de l’Ukraine, un accord dans lequel l’Ukraine a renoncé à ses armes nucléaires, à l’époque. La dernière fois que la Russie a enfreint le mémorandum, c’était en 2014, et cela l’a conduit à être expulsée du G8. Depuis lors, la Russie et l’Ukraine sont en conflit constant, avec même un cas d’escalade lors de l’incident du détroit de Kertch en 2018 conduisant à une guerre potentielle. Aujourd’hui, le conflit s’est aggravé à un point critique, et des efforts importants de toutes les parties doivent être faits pour éviter une guerre totale.
Se préparer au pire, espérer l’ouest
En mars et avril 2021, la Russie a placé 100 000 soldats ainsi que du matériel militaire près de sa frontière avec l’Ukraine. En décembre, le ministère russe des Affaires étrangères a formulé des demandes en échange du retrait de ses troupes. Les demandes s’alignaient sur une version modernisée de la doctrine Brejnev, dans laquelle elle demandait d’interdire à l’Ukraine de rejoindre l’OTAN et une diminution de la présence de l’OTAN dans les pays proches de la Russie, car elle menaçait sa sphère d’influence. Après que les États-Unis et les membres de l’OTAN ont rejeté les demandes, cela a conduit les États-Unis, les pays européens et les alliés de l’OTAN à suivre une approche à deux voies – rechercher la dissuasion tout en engageant le dialogue et des sanctions sur un même pied. Les alliés transatlantiques se préparent au pire, en mettant leurs troupes en alerte maximale et en envoyant des armes en Ukraine. Les Américains et les Britanniques ont demandé de retirer le personnel diplomatique de leurs ambassades respectives en Ukraine.
Quand on vous donne des citrons, faites de la vodka :
Dans ce contexte, nous, chez les Jeunes MR, croyons qu’il est important de rappeler aux acteurs politiques l’importance des valeurs de liberté, de responsabilité et de solidarité qui nous sont chères. La liberté et le droit à la paix de toute souveraineté ne doivent à aucun moment être mis en danger. L’Ukraine, et les citoyens ukrainiens devraient avoir le droit à l’indépendance politique. Nous croyons qu’il faut assumer les actions que l’on entreprend et nous encourageons l’engagement, tel que l’engagement envers les accords et les normes internationales. Par conséquent, nous pensons que toute violation par la Russie du Mémorandum de Budapest, dont la Russie est signataire, irait à l’encontre de ces valeurs, et nous appelons à une désescalade des tensions par toutes les parties. Nous encourageons de nouvelles manifestations de solidarité et de coopération entre les acteurs comme une forme de dissuasion contre des comportements illibéraux, comme dans les conclusions des ministres des Affaires étrangères du Conseil de l’Europe du 24 janvier sur une condamnation unie et ferme des actions agressives et des menaces continues de la Russie contre l’Ukraine. En outre, nous croyons énormément au dialogue comme source de paix et encourageons les parties à continuer à utiliser le dialogue et la diplomatie pour provoquer une désescalade et mettre fin à ce conflit.
Par Nima Hairy,
Président de la Commission Internationale et Intégration Économique
Jeunes MR Régionale de Bruxelles-Capitale
To Invade or not to Invade, The Ukranian question
A Memorandum only in name ?
Russia is again on the verge of breaching the Budapest Memorandum of 1994, that assures the security against threats or use of force against the territorial or political independence of Ukraine, an agreement in which Ukraine gave up its nuclear weapons for, at the time. The last time Russia breached the Memorandum, was in 2014, and it led to it being kicked out of the G8. Ever since, Russia and Ukraine have been in a constant conflict, with even one instance of an escalation during Kerch Strait incident in 2018 leading to a potential war. Today, the conflict has escalated to a critical point, and important efforts from all parties need to be made for an all-out war to be averted.
Preparing for the worst, hoping for the west
In March and April of 2021, Russia placed 100,000 soldiers along with military equipment near its border with Ukraine. In December, the Russian Foreign Ministry listed demands in return for it to withdraw its troops. The demands aligned with a modernized version of the Brezhnev Doctrine, in which it asked to prohibit Ukraine from joining NATO and a decrease of NATO presence in countries near Russia, as it threatened its sphere of influence. After the US and NATO members rejected the demands, it led to the US, European countries, and NATO allies to follow a dual track approach – seeking deterrence while engaging in dialogue and sanctions on an equal footing. The trans-Atlantic allies are preparing for the worst, by putting their troops on high alert, sending arms to Ukraine, and removing Diplomatic staff from their respective embassies in Ukraine (only for Americans and British).
Cheers to Liberal Values and vodka :
Given this context, we at Jeunes MR, believe it is important to remind the political actors of the importance of the values of freedom, responsibility, and solidarity, values that we hold dear. Freedom and the right to peace for any sovereignty should at no point be put in danger. Ukraine, and the citizens of Ukraine should have the right to political independence. We believe in assuming the actions one takes, and we encourage commitment, such as commitment to agreements and international norms. Therefore we believe that any Russian breach of the Budapest Memorandum, of which Russia is a signatory, would run against these values, and we call for a de-escalation of tensions by all parties. We encourage further shows of solidarity and cooperation among the actors as a form of deterrence against illiberal behavior, such as the Council of Europe’s Foreign Affairs Ministers conclusions of January 24 of a united and strong condemnation of Russia’s continued aggressive actions and threats against Ukraine. Furthermore, we immensely believe in dialogue as a source of bringing peace and encourage the parties to continue using dialogue and diplomacy to bring about a de-escalation and an end to this conflict.
By Nima Hairy,
President of the International Commission
Jeunes MR Brussels Capital Region